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"Premierement, de faire eslection nouvelle de capitaines en cestedicte Ville au lieu de ceulx qui y sont à present, et ce pour aucunes bonnes et justes causes et occasions par eulx proposées aud. Bureau.
" Que les bourgeois qui seront à leur jour et com­mis à la garde desd, portes seront appellés à icelles à tour de rolle, pour estre proceddé à l'encontre des deffaillans, ainsi que de raison.
n Que le mot du guet ne soit doresnavant baillé que à ceulx qu'il appartiendra et qui auront charge de commander la nuict, et qu'il soit supplié à monsei­gneur le mareschal de Montmorency, Lieutenant gene­ral pour le Roy en ceste Ville, que où il luy plairoit de donner led. mot du guet à autre que ausd, capi­taines, de luy bailler avecq led. mot ung bultin, et
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ce pour obvier qu'il n'y soit commis aucun abbuz.
" Qu'il soyt enjoinct à tous les hosteliers et per­sonnes logeans en ceste Ville de avoir et tenir en leurs maisons ung tableau, auquel sera une ordon­nance pour désarmer et oster les armes de leurs hostes qu'ilz logeront, et les garder seurement, à ce qu'il n'en advienne aucun inconvenient.
"Que faisant de nuict par les capitaines, esleuz pour la quinzaine, leurs rondes, ilz y prandront et nous apporteront le landemain par escript les noms et seurnoms des caporaulx et bourgeoys deffaillans aud. guet et corps de garde, pour estre condamnez en amende, ou autrement en ordonner ainsi que de raison, w
CCCXXIV. — [Ordonnance du Bureau de la Ville pour empescher le passage de la riviere.]
27 mars 1563. (Z 6826, fol. 67 v°.)
Du samedy, xxvne Mars mil v° lxii.
Au jour d'huy, au Bureau de la ville de Paris, sur la remonstrance faicte par Georges Regnier, capi­taine des deux corps de garde establiz près le Louvre et la tour de Nesle pour la tuition et deffence de lad. Ville, de ce que, combien qu'il ayt esté cy devant faict deffences à tous passeurs d'eaue de ne passer aucunes personnes de la Ville aux champs et des champs à la Ville, neantmoins aucuns desd, passeurs contrevenant à lad. ordonnance s'efforcent de passer plusieurs personnes de lad. Ville es champs, s'excu-sant sur la contraincte qui leur est faicte de ce faire par lesd, passans, qui sont quelques foys grandz seigneurs, aucuns desquelz se sont efforcez par cy devant de offencer et oultrager led. Regnyer, qui pour
le deu de sa charge les vouloit empescher de ainsi passer, requerant y estre par nous pourveu; avons ordonné que les capitaines et bourgeoys qui seront commis à la garde de la porte Sainct Germain près led. Nesle, envoyeront chacun jour quatre de ceulx de leur compagnye, bien armez et equippez, près lad. porte pour ce empescher et y tenir la main, de façon qu'il n'en advienne aucun inconvenient. Et à ceste fin sera la presente ordonnance signiffiée aux Quar­teniers qui ont charge de lad. porte, pour icelle faire garder et observer par lesd, capitaines et bourgeoys le plus doulcement que faire ce pourra. Et sera faicte pareille ordonnance à sire Jacques Kerver, Quartenier de lad. Ville, pour le faire sçavoir aux capitaines commis à la porte Sainct Marcel, pour le regard de Ia Tournelle et port aux marchands.
CCCXXV. — Ordre qui doibt estre tenu à toutes personnes entrans et sortans
EN LA VILLE DE PARIS.
3o mars 1 563. (Fol. 180 r°.)
"Toutes personnes entrans en lad. Ville seront in­terrogez, d'où ilz viendront, et là où ilz vont loger, et pour quelle occasion ilz entrent en lad. Ville et quant ilz en pourront partir, par le cappitaine, lieutenant, ensigne ou autre chef de la compaignye'1).
"Et leur seront ostées les harquebuzes, pistolles,
pistolletz, jacques et manches de maille, dont le cap­pitaine ou chef de la porte se saisira, et en baillera ung petit billet contenant la quantité d'armes, le nom de celluy qui aura lesd, armes, pour les rendre alors que le passant vouldra partir, monstrant son passeport pour sortir delad. Ville,signé de monsei-
'■' A la date du 1" avril, le Parlement chargea l'un de ses conseillers de se rendre à l'Hôtel de Ville et de dire aux Prévôt des Marchands et Echevins qu'ils eussent à mander les capitaines des Dizaines et à prescrire la recherche des personnes «qui se trouverront estre arrivées naguères en armes, afin d'obvier aux inconveniens et dangiers qui pourroient survenir en ceste Ville, par l'arrivéo desquelz on so peult doubter et soubzçonnem. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1* i6o4, fol. 069 v°.)